Journal de famille

Deux noms pour faire une famille, Quatre noms pour commencer une aventure... un arbre pour retracer tout ça

09 septembre 2008

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Posté par karamailhe à 16:56 - Mes souvenirs d'enfance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Couronne (suite)

La Couronne, c’était les vacances, l’été, la mer, la plage. C’était aussi les vacances de Pâques. Vacances pendant lesquelles nous attendions que les cloches nous amènent le chocolat en forme d’œufs, de poules ou de cloches.

Un peu avant midi, Papa nous emmenait Pierre et moi dans le vallon situé à côté de la maison avec pour mission de ramasser les asperges sauvages qui composeraient pour notre repas du soir une délicieuse omelette. Et nous en remassions de ces petites asperges, vertes, toutes minces et comme par hasard, de retour à la maison, les cloches étaient passées dans le jardin.

Mais Pâques, c’est aussi la tradition respectée chez Papy Aimé et Mamy Magali. Là, les odeurs de gigot d’agneau de pré salé envahissaient l’appartement. Mamy l’avait préparé avec amour pendant toute la matinée. Elle l’avait piqué de nombreuses gousses d’ail. Il cuisait lentement dans le four jusqu’à ce qu’elle juge la cuisson parfaite. Mamy nous répétait toujours, concernant la cuisson des viandes, ceci : « le bœuf saignant, l’agneau bêlant et le veau las de cuire ».

Ce jour-là, la salade verte qui terminait le repas était aussi un véritable délice : une salade romaine aux œufs durs … croquante à souhait, arrosée d’une merveilleuse huile d’olive que nous ramenions chaque année, au moment de la Toussaint, de Maussane ou de Fontvieille. Ce petit voyage avec Papy et Mamy, était aussi l’occasion de ramener les olives vertes cassées par gros seau de 10 kilos, que Papy distribuait à toute la famille dès son retour à Marseille.

Je ne fais plus ce « voyage » au pays de Mistral, mais à cette époque de l’année, pas une semaine ne passe sans que sur le marché je n’achète des olives cassées de la Vallée de Baux. Elles sont délicieuses mais pourtant elles n’ont pas le goût de mon enfance.

Parler d’olives me renvoie à un autre souvenir. Celui des olives noires que Mémé et une autre de ses sœurs, Augusta, que tout le monde appelait « Marraine », préparaient.

Elles prenaient des olives noires, les piquaient de nombreux petits coups d’épingles, puis les laisser dégorger. Ensuite, elles les poivraient fortement et les arrosaient d’huile d’olive vierge. Une fois en bocal, elles duraient tout l’hiver.

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03 janvier 2008

La Couronne

1960___Pierre_B_atrice_La_couronneLa petite maison se trouve à La Couronne, entre Marseille et Martigues, sur la côte bleue. Pépé et Mémé, mes grands parents paternels l'avaient acheté avant la guerre de 39 - 45. Tante Suzanne, de son vrai prénom Alexandrine (comme quoi ça sert la généalogie), la soeur ainée de ma grand mère, avait avec son mari, Tonton Marcel, acheté la maison jumelle, identique en tous points à celle de mes grands parents. Les deux maisons étaient séparées par un mur de canisses, au travers duquel nous pouvions regarder ce qui se passait de l'autre côté. La seule chose qui manquait à notre maison mais qui se trouvait de l'autre côté, une chose qui nous faisait envie ... c'était le figuier.

Il nous arrivait, à Pierre (mon frère) et à moi d'aller manger des figues en cachette. Pour cela, il nous faillait grimper sur le toit de notre maison, par derrière, et escalader celui d'à côté. Et là, à l'abri des regards, nous dégustions de merveilleuses figues violettes au goût d'autant plus sucré que les mangions en cachette.

A ce stade de l'histoire, il me faut vous parler de quelque chose que tous les petits enfants du monde connaissent : la sieste. C'est vrai que maintenant, adulte, quand il fait vraiment très chaud dehors, se reposer un instant à la fraicheur des murs, les volets clos,me procure un réel bonheur, mais il en était tout autrement enfant.

Tous les jours, après le repas de midi, et sous le fallacieux prétexte que nous devions attendre au moins 3 1964___Pierre_B_atrice_La_Couronne_27_D_cheures - temps estimé par nos grands parents - afin que se fasse notre digestion et que nous puissions aller nous baigner. Dans la grande pièce qui servait tout à la fois de salle à manger et de chambre, il y avait trois lits : 2 grand lits côte à côte, un pour nos grands parents et un pour Marraine (la soeur cadette de ma grand mère, vieille fille et marraine d'au moins trois enfants de la famille, de son prénom Augusta) et moi et un "cosy" pour Pierre.

A l'heure de la sieste, Pierre allait sur le lit des grands parents et moi sur l'autre et là commençait un jeu que nous adorions : sauter d'un lit sur l'autre, style trampoline. Il nous fallait faire attention de ne pas nous faire attraper, bien que cela soit déjà arrivé, la punition n'était pas trop sévère, mais nos jeux étaient interrompus.

Des tas d'autres très bons souvenirs sont liés à cet endroit. Je revois encore aujourd'hui les fauteuils en bois clair dont la toile orange avait pris avec le temps des tons adoucis, la grande table sous la terrasse, repeinte mille fois en blanc mais dont les rosaces sculptées sur les bords restaient malgré tout apparentes. Il y avait aussi les plates bandes remplies de gigantesques marguerites ou lys tigrés et le cyprès (ou cèdre bleu) planté à droite du petit portail.

Quelques unes de ces plates bandes, deux pour être exacte, nous avaient été cédées par Mémé... nos diverses tentatives de plantations furent souvent marquées par l'échec, sauf une fois où nous avions planté des pommes de terre... notre récolte, 4 ou 5 minuscules petites patates, a fini pour notre plus grande fierté en salade.

1975___16_Marthe_Laffont_La_CouronneMais La Couronne les soirs d'été c'est aussi les moustiques. Ces bestioles nous obligeaient à finir la soirée dans le noir complet seule la lueur de la lune éclairait la maison. Les fenêtres étaient parées de leur moustiquaire et les chambres vaporisées de produits anti moustiques. Pour cela, Mémé avait une sorte de grosse seringue qu'elle remplissait d'un produit nommé "Flytox" (prononcé flitox) qui sentait bon mais qui anéantissait tout insecte volant. Mémé disait toujours qu'elle allait "flitoxer" la maison.

Il y avait aussi un rituel à La Couronne : la promenade du soir. Après le repas, Pépé nous emmenait faire une promenade. Dieu qu'elle nous paraissait longue cette balade. Main dans la main, nous marchions sur la route qui passe devant la maison. Elle mesure au grand maximum 200 mètres de longueur cette route, mais pour nos petites jambes l'aller et le retour nous semblait très très long. Tout le temps que durait la promenade, nous chantions "1km à pied, ça use, ça use, 1km à pied ça use les souliers...".

La_Couronne

lavande

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09 juillet 2007

Une petite maison aux volets rouges

J'ai envie aujourd'hui de vous parler d'un coin de mon enfance, d'un coin qui ressemblait au paradis, un coin qui existe toujours, mais qui a beaucoup changé mais qui dans mon coeur reste inégalé. C'est une petite maison aux volets rouges, une petite maison dans laquelle est restée une partie de mon enfance, de mon coeur, de ma vie. On pourrait l'appeler cabanon, moi je l'appelle vacances, insoucience, grands parents, fous rires, promenades. Moi, je m'en souviens quand les choses ne tournent pas rond dans mon coeur.

C'est l'été, il fait chaud, le soleil brille de tous ses feux et sous la tonnelle sentant bon le chèvrefeuille, nous sommes nombreux autour de la table. Il y avait toujours du monde, de la famille, des amis, des voisins. On jouait aux boules en fin d'après-midi, enfin surtout les grands, nous les enfants, après avoir criés pendant des heures "à moi, à moi", avions le droit de jeter nos petites boules une fois les points des grands comptés.

Z09___La_Couronne

Cette petite maison aux volets rouges avait pour vis à vis un phare, rouge et blanc, et entre eux deux s'étendait une sorte de no man's land, la garrigue qui sentait bon le thym, les pins. C'est là que nous faisions du vélo, dans les roues desquels nous mettions un bout de carton coincé par une épingle à linge pour faire du bruit, le bruit d'un moteur.

Et puis il y avait le goûter avec son pain frais frotté d'ail, arrosé d'huile d'olive et sur lequel on découpait une tomate... quel régal !!! quel bonheur !!!

cigale

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07 juillet 2007

Il y a quelques jours j'ai eu 49 ans...

(je vous rappelle que ce livre a été écrit en 2005).
C'était le 8 décembre... j'ai été très gâtée et cela m'a enchantée le coeur.

Depuis j'ai décoré toute la maison en préparation des fêtes de Noël et de fin d'année. Un super sapin tout blanc, des boules et des guirlandes et tout un tas d'autres petits objets et sujets de Noël. Une belle crêche dont j'ai construit le décor de fond et j'y ai même accroché des petits nuages de coton blanc.

Dans les chambres de Patrick et de Loïc il y a un petit sapin de noël avec sa guirlande et un petit lutin accroché au lustre. J'aime quand ma maison sent les fêtes.

Je crois que je me réconcilie, l'âge aidant avec les festivités de fin d'année. Pendant longtemps elles ne m'inspiraient pas, elles me rendaient nostalgique.

Depuis quelques années, avec Chantal et Christian,des amis, nous partons du côté de Rognes, dans la colline, afin y ramasser tout ce qui pourrait constituer de nouveau décors pour nos crèches : mousse, bouts de bois, petits et gros cailloux... c'est un prétexte bien agréable pour faire une magnifique promenade.

Nous sommes généralement accompagnés de nos enfants respectifs plus quelques copains. Nous pique-niquons dans une clairière, à l'abri du vent et en plein soleil,puis nous partons avec nos sacs et nos cageots en quête de ce que la nature nous réserve.

croix_gardian

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